Si tu voyages dans le beau pays du nord,
Où les vents soufflent fort à la frontière,
Rappelle-moi à quelqu'un qui vit là.
Elle fut jadis mon véritable amour.
Si tu vas quand les neiges tempêtent,
Quand les fleuves gèlent et que l'été s'achève,
Regarde si elle a un manteau assez chaud,
Pour la protéger des vents qui hurlent.
Regarde pour moi si elle porte encore ses cheveux longs,
S'ils roulent et coulent sur sa poitrine,
Regarde pour moi si elle porte encore ses cheveux longs,
C'est ainsi que je me souviens le mieux d'elle.
Je me demande si elle se souvient encore un peu de moi.
Tant de fois j'ai souvent prié,
Dans l'obscurité de mes nuits,
Dans la clarté de mes jours.
Alors, si tu voyages dans le beau pays du nord,
Où les vents soufflent fort à la frontière,
Rappelle-moi à quelqu'un qui vit là.
Elle fut un jour mon véritable amour.
Comment peut-on ne rien éprouver ?